Double jeu : prétendre refonder le service public audiovisuel et renforcer les groupes privés

Publié le par Philippe

La question du financement et des missions d’un audiovisuel public sans publicité est un problème grave. Mais ce baobab planté devant nos yeux par la droite « décomplexée » ne doit pas dissimuler la forêt du redéploiement des groupes privés. Pour comprendre ce qui se joue et ce qui se trame derrière les annonces de Sarkozy et les travaux de la commission « sur l’avenir de l’audiovisuel public » (ou commission Copé, du nom de son Président [1]), c’est de la situation et de la stratégie des groupes privés qu’il faut repartir.

I. Les grandes chaînes privées face à la concurrence

Les grandes chaînes privées, en effet, doivent faire face à de profondes mutations du « paysage audiovisuel », comme on dit.

L’audience des chaînes historiques diminue, l’audience des « nouvelles » chaînes progresse

De février 2007 à février 2008, d’après Médiamétrie, l’audience de TF1 a perdu 3,5 points pour s’établir à 27,5%. Confrontés à plusieurs échecs d’audience, Takis Candilis, responsable de la fiction et des émissions de flux de TF1, a quitté la chaîne le 4 mars 2008. Selon Les Echos du 5 mars 2008, « l’information ne va pas bien non plus. En janvier, le journal de 20 heures affichait, en semaine, 800 000 téléspectateurs de moins qu’en janvier 2007, soit 8,8 millions contre 9,6 millions. Le week-end, le même journal a vu son audience s’effriter de 700 000 spectateurs. »

http://www.acrimed.org/article2858.html

Publié dans Politique

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