Des centaines d'internautes sommés de payer 672 euros pour un film porno piraté !

Publié le par Technofil

Guillaume Champeau - publié le Jeudi 23 Février 2012 à 10h03 - posté dans Peer-to-Peer

 

 

 

 

 

 

 

 

Des internautes français ont reçu ces derniers jours une lettre intimidante d'un cabinet d'avocats d'origine russe, inscrit au barreau de Paris, qui réclame 672 euros de "règlement amiable" à des internautes accusés d'avoir partagé sur les réseaux P2P un film pornographique. "La présente demande ne s'inscrit pas dans le cadre de la loi Hadopi", prévient le cabinet d'avocats, qui menace ceux qui ne payent pas de les traîner en justice. Les adresses IP avaient été collectées en 2010.

 

C'est le retour de méthodes que l'on croyait enterrées en France. Selon nos informations, plusieurs centaines d'internautes ont reçu ces derniers jours un même courrier émanant du cabinet AK Avocats, établi à Saint-Petersbourg et à Paris, qui leur demande de payer sous 8 jours la somme rondelette de 672 euros pour éviter un procès pour contrefaçon. Un procès que les abonnés concernés seront d'autant plus plus motivés à éviter qu'ils sont accusés d'avoir téléchargé un film pornographique.


"Notre cliente nous a remis un dossier dont il ressort que vous avez, sans autorisation, téléchargé et mis ce film à disposition des tiers sur un réseau "peer-to-peer". En effet, votre adresse IP a été identifiée grâce à un logiciel spécialement développé à cette fin par une société, mandatée par les titulaires des droits, spécialisée dans la lutte contre le piratage d'oeuvres audiovisuelles", indique le courrier.

 

Ce dernier indique une date de collecte de l'adresse IP, le nom du fichier et le nom du film piraté, mais ne précise pas ni le logiciel utilisé, ni surtout le nom de cette société qui aurait collecté l'adresse IP. Or en France, seule la société nantaise TMG est autorisée à collecter les adresses IP, et ce uniquement pour le compte de certaines sociétés d'ayants droit, qui à notre connaissance ne gèrent absolument pas les droits de sociétés de productions pornographiques.


 "Elle a surveillé les réseaux d'échanges en détectant et en enregistrant de manière probante les téléchargements et mises à disposition de fichiers pour téléchargements illégaux", affirme la missive.

 

http://www.numerama.com/magazine/21791-des-centaines-d-internautes-sommes-de-payer-672-euros-pour-un-film-porno-pirate.html

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Le Mousquetaire des Mots 26/02/2012 14:04


On dirait bien que des petits malins profitent de l'hadopi pour faire les poches des autres. Quel monde, quel monde !

Technofil 26/02/2012 17:23



Des personnes profitent d'autres personnes ... rien ne change !