LA CYBER-GUERRE A COMMENCE

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Pays: BlogsLe blog de la rédaction de L'Informaticien    
Par: Charlie Braume 29/11/2009
INF075mid.jpgIl ne faut pas s’y tromper : la prolifération d’informations sur Internet et la dépendance des individus comme des entreprises font que le réseau est devenu LE point crucial à contrôler lorsque l’on souhaite dominer un État. Depuis 2007, la cyber-guerre n’est plus un sujet de prospective mais bien une réalité, protéiforme.

Dans le monde, et en particulier dans les pays émergents,vous trouvez 10 informaticiens pour un poste de travail. En conséquence, il y a de la matière grise, jeune, compétente, née avec l’Internet. C’est une main d’oeuvre naturelle pour les cyber-criminels », prévient Jean-Philippe Bichard, directeur de la communication de Kaspersky Labs.

« La frontière entre cyber-criminalité et cyberguerre est parfois très floue », estime quant à lui Nicolas Arpagian, journaliste et auteur d’un livre très fouillé sur la cyber-guerre. « J’altère les tuyaux en surveillant ou en détruisant, j’altère les conditions d’exercice ou j’interviens sur les contenus par une prise de contrôle de l’information à distance ou une guerre de l’information sous forme de dénigrement, ce que l’on appelle le “cyber-hacktivisme”. C’est une première forme de cyber-guerre. »

Ce type d’actions peut être mené contre une entreprise, un groupe d’entreprises ou un État. C’est par exemple ce qui s’est passé au printemps 2008 contre les entreprises françaises par des populations chinoises appelant au boycott. C’est ce qui se passe en permanence entre différents pays d’Afrique et du Moyen-Orient qui mobilisent des cyber-hacktivistes pour déverser des torrents de haine contre des voisins et ainsi stimuler la fierté nationale, par exemple à l’occasion d’un match de football comme nous avons pu le voir très récemment entre l’Algérie et l’Egypte. De même, la guerre entre Israël et la Palestine ne s’arrête jamais sur Internet où les actions de dénigrement mutuel sont systématiques. Ce type de cyber-guerre qui ne veut souvent pas dire son nom, devient un enjeu pour de nombreux États comme nous allons le découvrir.

Car, si la guerre traditionnelle appelle certaines « règles », cela n’est pas vrai pour la guerre électronique. De plus, dans un confl it traditionnel, on sait parfaitement quand des troupes ou des matériels ont franchi une frontière. Dans le cas d’une cyber-attaque, ces limites deviennent parfois diffi ciles à cerner, tout comme la responsabilité qui incombe aux belligérants. C’est notamment pour cette raison que la doctrine offensive adoptée par certains États, dont la France, pose d’énormes problèmes juridiques...

(Début de l'article paru dans L'Informaticien n°75)

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