Nicole Garcia en compagnie des ombres (1/2)

Publié le par Philippe

LE FIL CINéMA - On avait déjà un faible pour l’actrice. Et puis les films qu’elle a réalisés (“Un fils préféré”, “Place Vendôme”…), ont pris une place singulière dans le paysage du cinéma français. Après Claire Denis, Jacques Audiard ou Benoît Jacquot, Nicole Garcia a pris le temps de se livrer de longues heures durant. Les pièges de l’identité, les secrets du père, le désir de plaire, la manipulation des actrices… Et puis ces ombres qui planent, comme celle de l’Algérie, où elle a grandi, un pays au cœur d’“Un balcon sur la mer”, son film en salles cette semaine. Première partie de l’entretien qu’elle nous a accordé.

 

             

Le marathon commence. Un mois avant la sortie de son sixième long métrage, Un balcon sur la mer, Nicole Garcia reçoit dans son appartement de la Rive gauche. Elle revient de province, avant d’y repartir aussi sec. Projections, rencontres, débats, maquillage, photos, interviews à la chaîne. « Il faut aller au feu », commente la réalisatrice, qui se décrivait, parfois, comme un « petit soldat » quand elle était actrice de profession. La pression monte. La peur aussi. « Le jour de la sortie, dit-elle, mes jambes ne me portent plus ! » Pour l’heure, il reste encore un peu de temps et un peu de forces. C’est une fin d’après-midi chagrine du 11 novembre, froid dehors, feutré à l’intérieur. Un verre de vin blanc pour deux heures (premier round) d’une conversation animée sur laquelle vont planer quelques grandes obsessions de son cinéma – l’humiliation, la peur, le secret – et quelques ombres et mystères du passé.

 

Publié dans Culture

Commenter cet article