Vos meilleurs voeux du Sarkozistan !

Publié le par Technofil


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Ils n'en reviennent pas. Didier Porte déboule dans mon bureau, ce matin, avant l'émission, et avise la pile de "Crise au Sarkozistan". "Alors, vous en avez vraiment vendu 10 000?" "Non, 11 000." "Et personne n'en parle ?" "Non, personne". Un peu plus tard, notre invité Jean Quatremer, prenant l'objet entre ses mains: "dingue, je n'en ai entendu parler nulle part". Eh oui ! C'est ainsi. Ne cherchons pas à comprendre.

C'est bien un nouveau modèle, que nous avons exploré ensemble, une fois de plus. Et qui marche: à l'heure qu'il est, grâce à la mobilisation de notre partenaire Le publieur, l'immense majorité de ceux qui ont commandé le livre ont été servis. Et si ce n'est pas le cas, nous avons ouvert un forum spécial service après-vente, où vous pouvez venir houspiller Le Publieur, tant que vous voulez. Ce n'est pas du service clientèle, ça ?

Alors, heureux ? Oui ! Comment ne le serait-on pas ? Enfin, heureux ou presque. Un détail cloche, dans notre affaire.

Ce détail, c'est l'obligation d'autopromo, dans laquelle nous nous trouvons depuis un mois, ou presque.

 

Vous croyez que ça m'amuse, de répéter sur tous les tons que notre livre est génial ? Vous croyez que c'est mon boulot de m'être transformé en pro de l'autopromo (et encore sur le plateau de cette semaine) après avoir passé des années à sourire des autopromos de tous les médias imaginables ?

Seulement voilà: on n'a pas le choix. Si on était dans un monde idéal, avec des critiques qui font leur travail honnêtement, avec quel plaisir nous nous en remettrions à eux, et observerions personnellement, sur notre livre, un mutisme de bon aloi.

Mais de tous les secteurs du journalisme au Sarkozistan, la critique littéraire est peut-être le plus sinistré, intellectuellement et moralement.

Pour décrocher une critique, dans un journal, un hebdo, ou à la radio, le mérite propre du livre ne suffit pas. Je ne parle même pas d'une "bonne" critique. Je parle d'une simple mention.


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La qualité du livre est même secondaire.

Dans le meilleur des cas, il faut être "dans la mouvance" du critique. Mouvance intellectuelle, mouvance politique.

Et c'est encore la situation la plus favorable. Le plus souvent, la condition est même encore plus drastique: il faut être utile, c'est à dire être en position de renvoyer l'ascenseur un jour, directement ou indirectement, au signataire de la critique, ou à son voisin, ou à son rédacteur en chef.

Alors, quand on est, comme nous, un site de critique des médias, qui ne renverra aucun ascenseur, et dont on n'a rien à attendre, il ne faut s'attendre à rien. Rien d'autre qu'au silence.

 

Donc, il faut se passer d'eux. On n'a pas le choix. Par la distribution autour de vous, la meilleure idée que nous ayons eue. Et par le court-circuitage de la critique, dont nous ne tirons aucune gloire, mais auquel nous sommes acculés.

Et voilà pourquoi vous en entendez parler ici, de notre petit livre, et n'avez pas fini d'en entendre parler. Et  donc, à propos de distribution (admirez la transition), un mot sur notre dernière idée. Comme vous êtes nombreux à avoir manifesté l'envie de répandre la bonne parole sarkozistane autour de vous, nous avons pensé que vous seriez heureux de présenter vos meilleurs voeux sur des cartes du Sarkozistan. Les acheteurs de trois livres recevront donc, en prime, les quatre superbes cartes de voeux du Sarkozistan qui illustrent cet article. Vous pourrez les envoyer à vos proches, pour les rassurer sur votre sort, dans ce drôle de petit pays.

 

 


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Mots-clés : cartes, Le Publieur, Sarkozistan

Publié dans Culture

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