Société Générale migre sous Linux
C’était un petit projet, lancé discrètement en 2006, « en sous-marin », de peur de le voir éliminé, reconnaît Jean-Marc Krystlik, directeur technique à la DSI de la branche opérationnelle BHFM de la Société Générale, l’entité chargée de l’activité banque de détail à l’international.
Mais le projet a pris de l’ampleur, dès lors qu’il a pu être montré en interne, « lorsqu’on a commencé à gagner de l’argent. » Le but de ce projet était somme toute assez classique : « mettre en place un dual sourcing (double source d'approvisionnement, ndlr) afin de mieux maîtriser les coûts », alors que les négociations piétinaient pour le renouvellement des licences Microsoft.
Le choix de l’interopérabilité
Petit, le projet n’a initialement mobilisé qu’un chef de projet et deux stagiaires en fin d’études, ainsi qu’une ressource d’assistance technique apportée par Novell. Car, après examen de différentes distributions Linux, le choix s’est porté sur Suse Linux Enterprise Desktop 10 (SLED), édité par Novell donc depuis le rachat de la distribution allemande.
Jean-Marc Krystlik en explique les motivations : « SLED 10 nous paraissait supérieure sur l’ergonomie, l’intégration et l’interopérabilité avec l’environnement Microsoft. » Et d’insister sur la compatibilité avec les outils déployés (Microsoft Office, Altiris, Sophos, Exhange, etc.) à l’échelle du groupe Société Générale : « l’intégration s’est faite très naturellement avec le domaine Active Directory » ; « les processus de distribution d’images Windows et Linux sont identiques. » Et puis Novell promettait « un niveau de maintenance et de support au moins équivalents à ce qu’offre Microsoft. »