Et si la musique enregistrée disparaissait au 21ème siècle ?

Publié le par Philippe

Née à la fin du 19ème siècle, la musique enregistrée s'est très rapidement installée dans nos vies quotidiennes, et a permis à quelques générations d'artistes de vivre de leur art musical beaucoup plus confortablement que leurs aînés. Que se passerait-il si le piratage mettait fin à ce qui ne serait alors qu'une parenthèse dans l'histoire de l'art ?

Les débats sur la musique et le piratage sont très passionnés, et virent rapidement au clash entre ceux qui défendent l'idée que la musique doit être achetée par ceux qui veulent l'écouter, et ceux qui prétendent que la musique doit pouvoir s'échanger librement, sans rémunération directe. Il est donc rafraichissant, dans ce contexte exacerbé par la loi Hadopi, de lire chez nos confrères de PC INpact les propos du groupe Kassav, qui écrit au député Christian Paul.

Plutôt que d'invectiver les pirates, le groupe pose beaucoup de questions. On pourrait les trouver parfois naïves ("nous ne voyons pas la différence entre écouter un de nos morceaux sur un iPod ou sur un tourne-disque à l'époque"), mais toutes sont significatives de ce qu'un groupe qui a vécu 30 ans de carrière dans l'industrie musicale peut ressentir en voyant ses oeuvres massivement copiées.

 

"Pourquoi réguler Internet est-il inimaginable ? On le fait bien et heureusement pour les sites pédophiles et les sites de propagandes nazis entre autres, alors pourquoi pas pour la musique ?", demande le groupe, qui confesse avoir "peur d'une régression totale avec l'arrivée d'Internet et l'absence de règles sur la protection du droit d'auteur et des droits de production et d'interprètes".

 

Tout en se montrant pour la lutte contre le piratage, notamment pour protéger la musique antillaise, le groupe s'intéresse à la licence globale ou la contribution créative proposée par les députés socialistes. "Pourquoi pas ? Et l'idée peut sembler intéressante, avouons franchement que nous ne sommes pas des hommes d'affaires, juste des artistes indépendants qui tentons de créer dans des conditions de travail normales, alors nous souhaiterions comprendre son fonctionnement", écrivent-ils. Ils fournissent un exemple de budget d'enregistrement, qui s'élève à 176.663 euros.

 

"Nous avons les dépenses, notre question est simple et brutale, où sont les recettes dans votre modèle ?", demande Kassav.

 

La question est pertinente et légitime, et méritera une réponse détaillée.

 

http://www.numerama.com/magazine/12740-Et-si-la-musique-enregistree-disparaissait-au-21eme-siecle.html

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Publié dans Culture

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P
Je trouve hallucinant qu'on compare la musique à la pédophilie ou au nazisme... On aura tout lu décidément... Kassav oublie que dans son pays, la musique est diffusée par les Griots qui ne demandent pas qu'on grave leur musique pour qu'ensuite ils se tournent les pouces. Ils vont à la rencontre des gens. Ces chanteurs oublient que leur métier est de chanter par de faire du business pour devenir milliardaire. C'est vraiment curieux la tournure que prend le discours. On a complètement assimilé le fait que des chanteurs, à l'origine des artistes, sont là pour faire du business. Ceux qui font de la scène ne se plaignent pas. Quand au disque, il n'était et devrait rester un outil promotionnel. Les arrangements multiples font que ce qu'on nous vend n'a rien à voir avec une oeuvre. 
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L
je te souhaite une belle journée. bises
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P
<br /> Merci ! bises<br /> <br /> <br />