Canal Plus protège-t-il ses droits... ou Frédéric Mitterrand ?

Publié le par Philippe

La semaine dernière, nous relayions sur Numerama une vidéo tirée du Grand Journal de Canal Plus. Le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand y montrait son ignorance de la loi Hadopi, au point de ne pas savoir ce que voulait dire l'acronyme (Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet). La vidéo, évidemment, a immédiatement connu un très grand buzz sur la toile. Comme l'avait connue en son temps celle de Frédéric Lefebvre incapable de donner un début de définition cohérent du web 2.0 alors qu'il souhaitait le taxer, et qu'il était alors pressenti pour devenir secrétaire d'Etat à l'économie numérique.

Or, comme nous l'ont signalé de nombreux lecteurs, la vidéo de Frédéric Mitterrand n'est plus disponible aujourd'hui. A la demande des ayants droit, donc de Canal Plus, la vidéo qui ridiculise le nouveau ministre de la Culture a été supprimée de YouTube.

On ne voit pas bien ce qui pouvait poser préjudice à la chaîne, qui diffuse l'émission en clair et profite elle-même du buzz pour assoir la notoriété du Grand Journal.

Canal Plus a-t-elle vraiment voulu protéger ses droits, ou protéger celui qui, comme un symbole, a été le premier invité de la saison de l'émission la plus populaire de la chaîne cryptée, filiale de Vivendi ? Le doute est permis. Mais la réponse semble moins politique ou machiavélique que pragmatique.

Canal Plus dispose en effet d'un compte "Official Content" sur Dailymotion, concurrent de YouTube, qui lui permet de partager les recettes publicitaires émises sur le site de partage de vidéos. Ce qu'elle ne semble pas avoir sur YouTube. Or la même vidéo est bien disponible sur Dailymotion, sous le compte officiel "CanalPlus".

La chaîne n'a donc visiblement pas souhaité censurer la vidéo, mais maîtriser la distribution du buzz. Ce qui est, somme toute, assez antinomique, mais pas scandaleux.

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Publié dans Culture

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F
Allons bon, les vicissitudes des vidéos sont à l'internet ce que l'internet sont aux vidéos. Dommage que les ayant-droit légitimes conservent par devers eux ce qui devrait être dans le domaine public. A savourer avec modération et surtout délectation : un ministre qui ne se souvient plus du décryptage d'un acronyme, c'est plutôt fort de café.On lui pardonne ? Peut-être. Au fond, il a le droit d'être à côté de ses pompes. Mais c'est vrai que ça ne fait pas très sérieux et encore moins très professionnel.
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P
<br /> ;)<br /> <br /> <br />
L
très bonne journée a toi.
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P
<br /> Merci <br /> <br /> <br />