Benjamin Bayart : « On sera filtré, mais en plus on sera taxé » (1/2)

Publié le par Philippe

Le président de FDN raconte la fin troublante de son contrat avec SFR. Au-delà, cette résiliation en dit beaucoup sur les évolutions du réseau télécom en France.

par Astrid Girardeau

tags : politique , interview , justice , économie , FAI , association , Europe , Loi "Création et Internet"

Crédits : Melih Bilgil (Picol)

Le 30 mars dernier, le projet de loi Création et Internet revenait devant les députés. Projet contre lequel FDN (French Data Network), le plus vieux fournisseur d’accès Internet (FAI) français, s’oppose publiquement. Ce même jour, l’association recevait de SFR, filiale de Vivendi, une lettre résiliant son contrat de collecte de trafic Internet. Puis le 31 mars, c’était au tour du fisc de les contacter. Aucun élément ne permet de faire un lien direct entre ces faits. « Dire que c’est à cause de notre combat contre Hadopi qu’on a été coupé, c’est un peu court et à la limite de la parano, commente Benjamin Bayart, président de FDN. Mais la coïncidence de dates est troublante ».

 

Vengeance politique ou non, selon lui le débat est ailleurs. Dans le pouvoir qu’à « SFR-Vivendi-Neuf/Cegetel » de structurer le marché des télécoms. « Vivendi est en train de purger Internet de ses derniers morceaux indépendants pour bien s’assurer que le Minitel 2.0 puisse s’imposer. Et, ça, ce n’est pas de la parano », estime Benjamin Bayart.

Cette interview est en deux parties. La deuxième partie, qui concerne plus précisément la neutralité des réseaux, sera publiée demain.


Quel est l’historique de vos relations avec SFR-Vivendi ? 


 

 

En quatre ans, elles n’ont jamais été ni très bonnes, ni très mauvaises. Le seul point un peu tendu remonte à 2-3 ans. Ils se trompaient dans les factures, une erreur grossière, et on refusait de payer le trop facturé (qui a atteint 17 000 euros). Ca s’est terminé avec la directrice commerciale de l’opérateur au bout du fil lançant : « Vous nous emmerdez, vous êtes trop petits. Pourquoi on se prend la tête pour un contrat à la con. Ce qu’on va faire, c’est résilier ». Un quart d’heure plus tard, une fois compris ce que je lui expliquais, c’était réglé. Depuis ils nous envoient les bonnes factures qu’on paye rubis sur l’ongle. Une décision comme ça, un peu sanguine, ne ressort pas sous forme de recommandé deux ans et demi plus tard sans un coup de fil ou autre chose.

 

 

http://www.ecrans.fr/Benjamin-Bayart-1-2-Non-seulement,7733.html

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V
<br /> On voit bien que sfr n'as qu'un seul et unique intérêt , et un seul but en tête depuis toujours : L'ARGENT !!!<br /> Et tant pis pour le client ! et je vous parle en connaissance de cause<br /> <br /> <br />
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P
<br /> Merci pour ce témoignage !<br /> <br /> <br />